Petit réflexion sur l'impact silencieux des outils numériques sur le quotidien des équipes
Charlie Debuyser
CEO & Fondateur
9 février 2025
4 min de lecture
Un stress qui ne vient pas du travail… mais de l'outil 🤷♂️
Avez-vous déjà vécu(e) une situation de stress au travail directement liée à l'un de vos outils numérique ?
À travers ce post, je voulais partager une hypothèse tirée de scènes dont j'ai été témoin chez mes clients, alors que j'étais consultant pour une ESN.
J'ai vu la santé mentale de certains collègues consultants et d'« internes » (salariés du client) être impactée par des outils informatiques.
Ces outils buggaient régulièrement, n'étaient pas maintenus et avaient été développés loin des réalités terrain des utilisateurs.
Une hypothèse issue du terrain
L'hypothèse que je formule est donc la suivante : les outils informatiques peuvent affaiblir la santé mentale des collaborateurs.
Si je parle d'hypothèse, c'est parce que je n'ai pas appliqué la méthode scientifique pour affirmer ou infirmer cette idée.
J'ai cependant trouvé quelques articles faisant état de statistiques plutôt évocatrices :
- 32 % des employés déclarent quitter leur emploi en raison de la piètre qualité des technologies utilisées par leur entreprise
- Les entreprises offrant une excellente expérience numérique aux employés constatent une réduction de 59 % du turnover
- Le taux d'engagement des employés satisfaits ayant accès à des outils numériques améliorant la productivité est supérieur de 91 %
Les outils numériques occupent donc une place centrale dans la stratégie de rétention des salariés.
Quand l'outil devient une contrainte au quotidien
Ce qui m'a marqué à l'époque, ce n'était pas uniquement la perte d'efficacité opérationnelle.
C'était aussi la manière dont ces outils influençaient le quotidien des équipes :
des tâches simples devenaient longues, des manipulations de routine nécessitaient l'aide du support, et certains collaborateurs développaient des contournements (Excel, notes, fichiers personnels) pour réussir à travailler correctement.
L'outil n'était plus perçu comme un appui, mais comme une contrainte supplémentaire.
Et chez les acheteurs de PI ?
Quel rapport avec Kevrat, me direz-vous.
Depuis que j'échange avec des acheteurs de prestations intellectuelles, je remarque certains patterns identiques aux situations que je vous rapportais :
- utilisation d'outils non dédiés aux PI (on n'achète pas des PI de la même manière qu'on achète des écrous !!)
- outils pas ou peu maintenus, avec des bugs à répétition
- une dépendance au support des outils en question pour des actions fréquentes (comme ajouter un fournisseur ou un collaborateur 🫠)
- l'apparition de fichiers « à côté » pour compenser les limites de l'outil principal
De nouvelles métriques pour mesurer la qualité d'un outil ?
On parle souvent de performance, de pilotage et d'optimisation (y compris sur ce site !).Mais on parle moins de l'impact que peut avoir un outil inadapté sur la charge mentale de ceux qui l'utilisent au quotidien.
Peut-être que la qualité d'un outil ne devrait pas seulement se mesurer en fonctionnalités, mais aussi dans la sérénité qu'il apporte à ses utilisateurs.
Ça m'aurait fait une belle transition pour vous parler de l'une de nos valeurs produit : la FIA-BI-LI-TÉ.
Mais ça sera pour un prochain post 😉
Sources
- https://www.lakesidesoftware.com/news/poor-tech-experiences-drive-over-30-of-employees-to-consider-quitting-lakeside-digital-workplace-productivity-report-confirms/
- https://www.deloittedigital.com/us/en/insights/perspective/workforce-experience-by-design.html
- https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0378720625001156
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